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Le paradoxe de la passion


Tous les couples sont aux prises avec un certain paradoxe de la passion. Au début, les deux partenaires sont désireux de construire la relation et incertains de pouvoir y arriver. Chacun augmente donc ses comportements séducteurs afin de s'assurer le contrôle émotionnel de l'autre, développer la certitude d'être aimé et conjurer la peur d'être rejeté. C'est le côté fusionnel ou passionnel du paradoxe. Les hommes sont charmants, prévenants, attentifs et communicatifs. Les femmes sont belles, valorisantes, toujours d'accord et sexuellement réceptives. Les deux sont amoureux, passent un maximum de temps ensemble, fantasment et tout le reste est dans l'ombre. Après environ 12 à 18 mois, le besoin de fusion s'estompe pour faire place à un amour plus tranquille. L'autre pôle du paradoxe, le besoin d'autonomie, fait alors surface. C'est inévitable puisque la satisfaction d'un besoin fait disparaître ce besoin. Être assuré que mon partenaire est acquis diminue mon désir de le conquérir. La passion tue le désir qui ne peut renaître que de la frustration de ce désir.
Il existerait un équilibre conjugal parfait si les besoins de fusion passionnelle et d'autonomie personnelle étaient équivalents chez les amants. Mais, deux personnes ne peuvent avoir le même besoin d'autonomie et de fusion à chaque moment de leur vie et de l'évolution de leur couple. Il est facile de comprendre, dans ces conditions, que si l'un a le goût de prendre de la distance au moment précis où l'autre a besoin de fusion, un déséquilibre va s'installer et entraîner une certaine lutte pour le pouvoir. Plus l'un s'éloigne, plus l'autre se rapproche; plus l'autre se rapproche, plus l'un s'éloigne. C'est le principe de l'ombre. Cela crée les conditions idéales pour les disputes de couple et les comportements symptomatiques, telle l'infidélité.
Entre la distance et la symbiose... un territoire à conquérir.
L'équilibre.
Yvon Dallaire, L'infidélité

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