LETTRE À MON INCONSCIENT...




 Chère partie de moi,

Il y a longtemps déjà que nous n’avons pas communiqué ensemble. En vérité, longtemps que moi, je ne me suis pas adressé à toi directement de cette manière. Je crois que je n’osais pas te parler. En quelque part, j’avais peur de ce qui aurait pu se manifester.
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Aujourd’hui je t’écris avec des vrais mots, tant est-il que les mots peuvent différer quelquefois de notre véritable nature, mais aujourd’hui, ce sont les mots qu’il y a dans mon cœur. J’ai pensé à toi beaucoup ces derniers temps. Toi sous la forme des autres, ou toi comme un champ d’énergie qui me recouvre, peu importe. J’ai pensé aux beaux moments que nous nous sommes alloué ensemble plein de fois.

Sans savoir qui tu es vraiment à l’intérieur, je suis convaincue que tu es une personne magnifique. Tu sais, en prenant un peu de recul, j’ai réalisé toutes les choses que tu m’as exprimées, tout l’amour qui avait envie de sortir de toi de toutes les façons, en passant à travers moi. Je veux te remercier de cela, car je ne sais pas si par moi-même je pouvais en donner autant.

Je crois que nous nous sommes jugés souvent. Je crois que nous avons placé en face de nous les filtres qui font que l’amour même si on le reconnaît, ne se connecte pas.
Tu vois, je pensais vraiment que c’était toi qui n’arrivais pas à aimer. Je pensais que c’était toi qui avais coupé le lien qui unit la tête et le cœur, alors que dans le fond je réalise bêtement que c’était moi.

Je te remercie pour toutes ces prises de conscience que tu m’as permis de faire pour atteindre une étape nouvelle dans mon processus d’évolution. Je suis désolé de t’avoir jugé et condamné quant à l’implication que tu as mis dans l’importance de nos rencontres.  De mon côté, j’ai fais tous les efforts pour remarquer les choses qui te manquaient, et j’ai fourni très peu d’efforts pour être moi-même, pour te donner la chance de me découvrir, et de nous apprivoiser.

Je me suis littéralement placer à part, et j’ai valorisé l’espace qui séparait nos deux consciences plutôt que de t’avouer ma peur et le peu d’estime que j’alimentais face à la situation. Je te trouvais si beau, si grand, si admirable, que je voulais être toi au lieu d’être moi-même… mais c’était bien avant que je comprenne que de nous deux finalement, il n’y avait qu’une seule et même expérience, et qu’il était temps de t’accepter comme une partie de moi.

Je te remercie encore une fois de m’avoir permis de m’exprimer ainsi. Je me sens libre maintenant, et je me sens complète à la fois. J’espère que par ce texte, d’autres auront l’opportunité de communiquer ensemble comme nous l’avons fait. Souhaitons-leur si tu veux bien, beaucoup de bonheur et beaucoup de joies.

Isabelle xx

Relations amoureuses









Donnons-nous ce cadeau...


Aujourd’hui, les relations amoureuses ressemblent davantage à des soldes de grands magasins qu’à des échanges au niveau du cœur.  Plus les gens font des courses, plus ils s’éloignent de leurs désirs profonds. En vérité, hommes et femmes recherchent les aubaines qui feront d’eux des gens fiers et heureux l’espace d’un instant.

Selon une liste de critères extérieurs bien attirants à première vue, les célibataires passent rapidement à l’essayage, comme on essaie un vêtement. Ils se rendent compte peu de temps après, que leur achat est soit trop grand, soit trop petit ou simplement d’une mauvaise couleur.

Au travers tous ces essayages fortuits, presque jamais ils n’auront pris le temps de s’attarder à ce que dit le cœur. Le cœur qui aime et qui désire s’exprimer, bien au-delà du soi. Pourtant, rappelons-nous qu’il s’agit bien de relations amoureuses… et prioritairement dans ces cas-là, c’est au cœur à qui nous devrions donner plus de place.

Nous recherchons la personne qui va nous faire tourner la tête, la personne qui va répondre à nos besoins physiques, la personne qui va faire les choses que nous n’aimons peut-être pas faire comme de s’aimer soi-même suffisamment pour s’écouter intérieurement quand ça ne va pas. Tout cela reste une quête sans fin puisqu’elle ne correspond pas à ce qui fait de nous des êtres conscients, et sans un minimum de conscience, nul bonheur n'est possible.

Les célibataires d’aujourd’hui sont nombreux. Ils compulsent sans vraiment examiner la qualité des marchandises qu’ils consomment, car fondamentalement ils ne connaissent pas leurs véritables besoins. C’est une réalité triste, et difficile à assumer, mais comment remplir adéquatement un vide lorsque l’on ne sait pas de quoi il est constitué?

Vous savez au départ, une rencontre est une découverte de soi, et toute rencontre se présente à nous tantôt avec une facette positive, tantôt avec une autre plus négative. Sans ces deux polarités, comprenons que l’équilibre est impossible, et l’équilibre est ce qui représente les limites dans lesquelles toute vie se crée.

Bien des rencontres s’interrompent ainsi dès le premier faux-pas. Ce que nous reconnaissons chez l’autre et qui nous repousse tant sont indéniablement nos parties les plus secrètes, nos ombres. Celles dont nous avons très peu de connaissance. Notre foi, notre confiance en soi, en l’autre comme étant une partie de soi, en la vie même, doit déterminer les balises de tous partages communs. Pour aimer l’autre, pour être en mesure d’offrir notre amour en cadeau, nous devons d’abord nous avoir aimé complètement. Sachons que les aspects que nous n’aimons pas en lui ou elle sont les aspects que nous n’avons pas encore acceptés en nous.

Aimons-nous les uns les autres avec plus de conscience et plus de coeur.